Église Notre-Dame : Maurepas (78)
Samedi, 4h du matin. Réveil à l’heure comme voulu la veille car dans quelques moments je serai à la messe dite à la bougie, désireux de quelques photos.
Le rituel du matin ne change pas : café chaud, les laudes, me faire sortable, embarquer le matériel en y ajoutant un pied, avec l’intention d’arriver à l’avance pour repérages, cadrages, calages.
Attente, silence, troisième samedi du temps de l’Avent. La nuit emplit l’espace intérieur de l’église que lui dispute bientôt la lumière chaude des bougies allumées.
Me vient l’hymne : Aube nouvelle, dans notre nuit, Pour sauver son peuple, Dieu va venir.
Tout porte au recueillement. La beauté du moment, humble et secrète, baigne l’assemblée, remplit les cœurs mieux que l’eau ne remplit les abîmes.
L’hymne poursuit : Terre nouvelle, monde nouveau. Je sens que chacune, chacun de nous, sous l’action de la beauté gracieuse, comme en une nouvelle genèse devient terre nouvelle, semences pour un monde nouveau.
Au sommet de la messe, arrive le moment solennel de la consécration : le Christ est là, parmi nous. Paix dans nos cœurs.
La célébration s’achève en priant Marie. Avec Elle, préparer la route au Seigneur.
Je déclenche encore en choisissant un angle totalement autre et alors, merveille, une lumière bleue, très belle, douce, semblable à une draperie boréale, enveloppe l’espace où là-bas, au pied de l’autel les bougies brûlent encore, illuminent la crèche.
J’admire. Je partage à un ami, proche de moi, ce qui vient de se passer. Il me demande : « Qu’est-ce que c’est, cette lumière qui tombe d’en-haut ? » On ne pouvait poser mieux la question !
Dehors, le monde s’anime. Au marché tout proche, les commerçants s’interpellent, bientôt les acheteurs se presseront aux étals.
Le jour point. Timide et lent. Marie est toute en lumière. Quelques personnes s’attardent, à l’écart un prêtre confesse. Le Royaume de Dieu est tout proche.